Six sommets et belvédères pour voir la Nièvre autrement
5 octobre 2026 · La rédaction de Sortir en Bourgogne-Franche-Comté · Nièvre
La Nièvre n’a pas les Alpes, mais elle a des montagnes à sa mesure : des buttes boisées, des rocs isolés et des tables d’orientation qui transforment une simple balade en leçon de géographie à ciel ouvert. Voici six points de vue qui racontent chacun une facette différente du relief nivernais, du plus discret au plus chargé d’histoire.
1. Butte de Montenoison
Appelée « la montagne » par les gens du coin, cette butte de 417 mètres n’impressionne pas par son altitude, mais par son rôle de vigie depuis deux mille ans. Les Gaulois y ont bâti un village, et aujourd’hui encore, le sommet déboisé offre un panorama circulaire sur les monts du Morvan et la vallée du Nivernais. On y monte comme on entre dans une pièce : d’un coup, tout le paysage s’organise autour de soi.
2. Rocher de la Pérouse
À 556 mètres, ce rocher isolé surplombe la vallée de la Cure comme une proue de navire. La table d’orientation y est presque superflue : les villages alentour, Dun-les-Places en tête, se repèrent à l’œil nu. Le lieu a quelque chose de minéral, presque austère, avec ses blocs de granit qui affleurent entre les fougères. On y vient pour le silence et la sensation d’être perché au-dessus d’un monde en miniature.
3. Table d’orientation de Lanty
Ici, pas de sentier escarpé ni de dénivelé vertigineux : la table est plantée dans la cour de la mairie, comme un clin d’œil malicieux. Pourtant, le point de vue embrasse les vallons du sud Morvan avec une netteté rare. Les toits de Lanty, les pâtures et les bois s’étagent en contrebas, et l’on comprend pourquoi les randonneurs s’arrêtent là avant de plonger dans les chemins creux. Un belvédère sans effort, mais pas sans surprise.
4. Table d’orientation de Chiddes
Contrairement à celle de Lanty, cette table exige une petite grimpette depuis la fontaine du village. L’effort est récompensé par un panorama plus large, où les crêtes du Morvan se découpent à l’horizon. Le lieu a gardé son côté sauvage : pas de parking ni de panneau tape-à-l’œil, juste un banc en bois et une vue qui donne envie de sortir la carte pour tracer son prochain itinéraire.
5. Vue panoramique de Mont
À Saint-Honoré-les-Bains, la montagne est un hameau, pas un sommet. Pourtant, depuis ce promontoire, on domine toute la station thermale et la plaine du Bazois. Les lectures de paysage organisées par l’office de tourisme transforment la balade en voyage dans le temps : on y apprend à lire les traces des anciennes activités thermales, les alignements de haies et les méandres de la rivière. Un cours de géographie en plein air, où chaque détail raconte une histoire.
6. Mont Beuvray
Avec ses 821 mètres, le mont Beuvray n’est pas le plus haut du Morvan, mais c’est le plus imposant. Sa masse arrondie se voit de loin, et son sommet, jadis capitale gauloise, est aujourd’hui un site archéologique où l’on marche entre les vestiges de Bibracte. Le vent y souffle souvent, comme pour rappeler que ce lieu a toujours été un carrefour, entre ciel et terre, entre passé et présent. La table d’orientation, ici, est presque secondaire : c’est l’épaisseur du temps qui frappe.